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En Afrique, les Marianistes vigilants

COVID-19

15 avril 2020

Au Congo-Brazzaville, le Centre de santé Tata René fait face au Covid-19

En Afrique, malgré les capacités limitées des autorités sanitaires locales à établir des statistiques précises, les risques sanitaires liés à la propagation du coronavirus sont bien réels.

Au Congo-Brazzaville, le pays est entré en confinement depuis le 31 mars et vit sous couvre-feu. Selon les derniers décomptes, le pays aurait sur son sol 70 cas confirmés et cinq décès, tous enregistrés à Brazzaville et Pointe-Noire, les deux plus grandes villes du pays. C’est dans cette circonstances que les autorités viennent de décider de la gratuité de l’électricité et de l’eau dans tous les ménages jusqu’à la fin du confinement.

« EN VILLE, BEAUCOUP NOUS SOLLICITENT POUR TRANSPORTER LES MALADES ET SURTOUT LES CAS GRAVES, ET NOUS SOMMES DÉBORDÉS ! »

Au Centre Tata René de Brazzaville, où l’on est aussi attentif à l’éducation à la santé des populations, Frère Fernand, responsable, nous explique comment le personnel vit au quotidien cette situation sanitaire préoccupante.

Frère Fernand

« Sur cette photo, vous voyez un seau avec un petit robinet : actuellement, où que l’on aille à Brazzaville ou à travers le pays, on trouve à l’entrée des établissements sanitaires et des magasins un seau dans lequel on a mis de l’eau de javel et de la poudre de lessive. Avant de rentrer, chacun doit se laver les mains; c’est là la première mesure qui a été prise le 19 mars dernier. À partir du confinement, au Centre Tata René, nous avons changé notre stratégie, et nous avons réduit nos équipes, pour les faire travailler en roulement. Pour ma part, je suis présent sur le centre toute la journée de 6h45 du matin jusqu’à 19h ou 20h le soir pour coordonner les activités.

Nous utilisons désormais l’ambulance, que nous avons pu acquérir récemment grâce à la Fondation Marianiste, pour transporter aussi notre personnel, que nous allons chercher à domicile : il y a ainsi plusieurs navettes par jour, et nous transportons bien entendu aussi les malades, puisque tous les transports, publics comme privés, sont à l’arrêt. Il n’y a plus de taxis ni de bus. En ville, beaucoup nous sollicitent pour transporter les malades et surtout les cas graves, ce qui fait que nous sommes débordés ! Il faut être prêt en permanence pour ces déplacements incessants, avec les coûts que cela engendre (le carburant en particulier). C’est comme cela que nous permettons aux populations des quartiers alentours de respecter les mesures salutaires annoncées par le gouvernement. »

Avec vous, l’équipe de la Fondation reste mobilisée aux côtés des équipes des deux dispensaires marianistes en Afrique pour venir en aide aux plus démunis face à la crise sanitaire !

Le Centre de santé Tata René et la maternité Sainte-Rita de Brazzaville

L’éducation à la santé, qu’est-ce que c’est ?

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